Accueillis dans le hall par des hôtesses qui leur proposent de remplir leur profil et d’enregistrer leur vidéo, les participants sont ensuite conduits dans la salle de spectacle. Une fois installés ConnectiC propose à ses « invités » une place de spectateur-voyeur et leur ouvre une fenêtre pour lorgner les parcours intimes de 5 de ses inscrits.
Un puzzle articulé autour de quelques mots clés jetés de façon aléatoire en pâture, rêve, désir, adulte, amour, espoir, spectateur, désillusion, fiction, sexe, solitude, engagement, cauchemar, intimité, réalité, un puzzle scénique autant que narratif, un questionnement sur le prix de la poursuite des rêves, sur le prix de l’intransigeance ou de la compromission, décliné au travers de cinq points de vue, cinq individus inscrits sur ce site :
- Celui de Georges, producteur véreux et subversif, roué à la transgression, secrètement en quête d’une innocence perdue et trop brûlé pour en retrouver la porte. - Celui de Mélanie, employée indécise et bègue, un peu boulotte, écartelée entre ses espoirs et ses craintes, pétrie de pensée unique et constamment dépassée par les paradoxes qui l’accompagnent.
- Celui de Zoé, étudiante désabusée, rebelle, cokée et vélléïtaire, aux aspirations pourtant fleur bleue, amoureuse malheureuse d’un slameur (Arthur Ribo /allez voir son myspace) qui entame une descente aux enfers, une errance où la reconstruction passe par l’auto-destruction.
- Celui de Patrick, doux rêveur, bricolo ingénieux et artiste improbable, peintre sur pneu imperméable à la société de consommation et à l’économie de marché, jongleur alternatif des réalités du monde.
- Celui de Laeticia, cadre bancaire inséminée, à la sexualité libérée, aux attentes sentimentales conventionnelles, bien décidée à conserver un sens dans un monde où rien ni personne ne rentre plus dans les cases.
Déclinaison des rencontres, cocasses, grinçantes, burlesques ou tragiques.